Il est difficile de déterminer les critères qui font d’un film un classique. Ceux-ci sont bien souvent subjectifs, et fluctuent selon notre bagage culturel. Le présent article comprend donc des films que l’équipe de Ciné-histoire considère des récits intemporels assez reconnus par l’ensemble de la population (cinéphile ou non), portant en eux les valeurs traditionnellement associées au temps des Fêtes, et qui abordent certes les célébrations de Noël, mais qui témoignent de l’évolution de celles-ci selon leur époque. Par définition, il faut un certain recul pour que l’on puisse considérer un film comme étant un classique, et donc la plupart des suggestions de cette liste sont datent d’avant les années 2000. Voici donc notre sélection de 15 titres, classés en ordre chronologique, de grands classiques du temps des Fêtes. Bon visionnement!

A Christmas Carol (1938) d’Ewin L. Marin

On ne peut passer sous silence l’une des premières adaptations de l’iconique roman de Charles Dickens, réadapté à de nombreuses reprises par la suite. Le choix de cette version plutôt qu’une autre s’explique par le statut qu’elle aura su se mériter avec le temps. L’histoire raconte bien évidemment l’éprouvante nuit d’Ebenezer Scrooge (Reginald Owen), cet exécrable patron hanté par Marley (Leo G. Carroll), son ancien partenaire d’affaires décédé quelques années auparavant. Ce dernier l’informe que trois fantômes, représentant trois époques de sa vie (le passé, le présent et l’avenir), vont venir le visiter la veille de Noël, et qu’il devra confronter les choix de vie qu’il a faits jusqu’ici.

Plusieurs aspects du film ont plus ou moins bien vieilli, que ce soit au niveau des interprétations surjouées et énervées, de la rapide épiphanie de Scrooge ou du ton moralisateur du récit. Toutefois, on tend à pardonner ces aspects pour se réconforter dans une histoire classique mais bien exécutée, à l’époque d’un Hollywood en perfectionnement. Ce faisant, on trouvera assurément peu de surprises dans le déroulement du récit (surtout si on a vu l’une ou l’autre des adaptations récentes). Toutefois, il est tout de même appréciable, ne serait-ce que par son rythme soutenu (le film est d’une durée de 69 minutes) ou par le plaisir de se dépayser dans une production de l’âge d’or hollywoodien.

Les films de Noël veulent bien souvent faire ressortir des valeurs traditionnelles du temps des Fêtes, et c’est exactement ce qu’accomplit A Christmas Carol en nous questionnant sur nos agissements au quotidien et sur l’importance de la famille. Il ne faut pas s’attendre à un chef-d’œuvre, mais bien à un film familial complet et efficace, qui nous rappelle l’intemporalité du roman de Dickens.

Disponible en location sur AppleTV, Google Play et YouTube.

The Shop Around The Corner (1940) d’Ernst Lubitsch

Le film qui a inspiré You’ve Got Mail en 1998 est une très belle surprise! Deux employés d’une boutique souvenir de Budapest entretiennent une relation épistolaire anonyme. Alors qu’ils en viennent à développer des sentiments l’un pour l’autre à travers leurs lettres, ils se détestent ouvertement le jour au travail.

Vous serez tout à fait charmés par la chimie qui opère entre James Stewart et Margaret Sullavan, tout comme celle entre tous les employés de la boutique et leur patron d’ailleurs. Le film, qui se déroule pratiquement en huis clos, met donc cette boutique de cadeaux où tout est possible à l’avant-plan. Les situations sont drôles mais surtout attachantes, le rythme est rapide et les répliques sont cinglantes. Le tout donne au film une construction très contemporaine qui vous surprendra assurément.

Pour se transporter dans la magie d’une relation amoureuse en plein développement durant le temps des Fêtes en Hongrie, The Shop Around the Corner est un classique de Noël qu’il faut absolument (re)découvrir!

Disponible en location sur Cineplex, AppleTV, Google Play et YouTube.

Holiday Inn (1942) de Mark Sandrich

Option de choix pour s’initier à la voix enjôleuse de Bing Crosby et aux pas de danse entraînants de Fred Astaire, Holiday Inn est une comédie romantique à thématique show-business nous présentant les coulisses de la création de numéros de danse et chant dans un hôtel.

Après qu’il fut écarté d’un trio par les deux autres membres, Jim (Crosby) convertit une fermette du Connecticut en auberge ouverte seulement lors des congés fériés et où il présente des chorégraphies faisant honneur aux fêtes. Quand son ancien partenaire Ted (Astaire) le rejoint car sa compagne le laisse en plan en pleine tournée, Jim tente de lui cacher sa fiancée, craignant qu’il ne la lui vole au nom de l’amour et de l’art.

Scénario simple à l’exécution presque parfaite dans un décor enchanteur, le film saura plaire aux cinéphiles autant qu’aux artistes. On y flirte avec la célébrité et le management à travers une idée plutôt ingénieuse, tout en n’oubliant pas l’intrigue d’un triangle amoureux. Considéré comme un classique du temps des Fêtes (probablement en raison de l’interprétation de White Christmas par Crosby au piano et des scènes d’hiver qui occupent la grande part du récit) Holiday Inn est une belle découverte!

Disponible en location sur Cineplex, et AppleTV.

Meet Me in St. Louis (1944) de Vincente Minnelli

Judy Garland est sans aucun doute l’une des actrices hollywoodiennes les plus connues. Arrivée dans le star-système à l’adolescence dans le rôle de Dorothy dans The Wizard of Oz, Garland a ensuite participé à ce projet que l’on considère comme son second plus connu. Meet Me in St. Louis suit simplement les aventures des quatre sœurs Smith en 1904, année de la foire internationale de St. Louis.

Bénéficiant du perfectionnement croissant de l’utilisation de la couleur au cinéma, le rendu est splendide. Les costumes et les décors sont tout simplement extraordinaires, tout comme le jeu des quatre actrices principales, qui fait en sorte que le film s’inscrit comme un classique intemporel auquel on peut s’attacher sans pour autant avoir vécu l’époque dans laquelle il s’inscrit. Les moments chantés, par Garland ou les autres, sont puissants, et l’histoire, simple mais belle, convaincra tout le monde.

Considéré comme un classique du temps des Fêtes malgré une scène de Noël d’une vingtaine de minutes seulement, celle-ci est aussi le point tournant du récit, et quel moment! Rappelant à certains égards Little WomenMeet Me in St. Louis est sans aucun doute une perle des années 1940 qu’il faut avoir vu au moins une fois dans sa vie.

Disponible en location sur Cineplex, AppleTV, Google Play, YouTube et Amazon Video.

Christmas in Connecticut (1945) de Peter Godfrey

L’un des films les moins connus sur cette liste, Christmas in Connecticut mérite toutefois amplement sa place parmi les classiques du temps des Fêtes. C’est une histoire plutôt simple mais tout à fait efficace de fausse identité mettant en scène la chroniqueuse culinaire Elizabeth Lane (Barbara Stanwyck) qui crée le personnage de la ménagère parfaite pour le bien de sa colonne. Sa vie de jeune célibataire indépendante est chamboulée lorsque son patron ainsi que l’un de ses admirateurs s’invitent chez « elle » (une fermette au Connecticut) pour le réveillon. Lane ne sait absolument pas cuisiner, et ne possède ni fermette ni mari ni enfant (contrairement à son personnage). S’ensuivent alors une série de péripéties typiques de ce genre de comédies.

Christmas in Connecticut est loin d’être parfait, mais il peut compter sur l’excellente Stanwyck qui porte sur elle le poids de la réussite du film. Mensonge après mensonge, elle tente de conserver son image de femme parfaite, elle qui est en quelque sorte l’antithèse de la ménagère moyenne : vivant seule dans son appartement new-yorkais, elle fume, elle ne sait pas (ni ne souhaite) s’occuper d’un enfant, ne connaît rien à la cuisine et ne tient pas vraiment à se marier. Atypique pour l’époque? Tout à fait, même si la fin de la guerre et le renforcement du conservatisme aux États-Unis dans les années 1950 nous font oublier de nombreux films aux personnages féminins progressistes des années 1920 et 1930.

Le concept a été exploité à de nombreuses reprises avant et après la sortie du film. Toutefois, celui-ci se démarque comme étant assez avant-gardiste, témoin de l’euphorie de l’après Seconde Guerre mondiale. À découvrir absolument!

Disponible en location sur AppleTV, Google Play, YouTube et Amazon Video.

It’s A Wonderful Life (1946) de Frank Capra

Considéré comme LE classique intemporel du temps des Fêtes, It’s a Wonderful Life possède toutes les qualités pour plaire à un vaste auditoire. On y suit George Bailey (James Stewart) à la veille de Noël en 1945, s’apprêtant à mettre fin à ses jours. Toutefois, un ange nommé Clarence (Henry Travers) est mandaté de lui sauver la vie. En revisitant son passé, Clarence obtient les clés qui lui seront utiles pour faire comprendre à George son importance pour sa famille et la population de Bedford Falls.

Classique du temps des Fêtes, oui, mais une grande partie du film ne se déroule pas à Noël (tout comme plusieurs autres du genre qui ont su s’élever au même rang, tels Holiday InnMeet Me in St. Louis et The Shop Around the Corner, lui aussi avec Stewart). Certes, son dénouement s’y campe, mais c’est surtout en raison des valeurs qu’il met de l’avant qu’on le considère aujourd’hui comme un classique. On y met en opposition le capitalisme et la collectivité, l’individualisme et la famille, le succès et le bonheur (pas toujours compatibles), la réussite et l’échec. Plus encore, on aborde des sujets avant-gardistes pour l’époque, soit l’alcoolisme et le suicide. Pas votre typique film du temps des Fêtes me direz-vous? Et pourtant…

Pourtant, tout dans ce film est inspirant, que ce soit la relation entre George et Mary (qui parvient à le sortir du pétrin et à le soutenir lors des plus grands moments d’adversité) ou tout simplement la reconnaissance collective des habitants de Bedford Falls envers George. It’s a Wonderful Life a l’étoffe des meilleurs films de tous les temps. Encore faut-il apprécier ce genre de récit, crédible mais cliché, où tout ce dont le personnage principal a besoin c’est un peu de magie et une épiphanie pour se relever face à l’adversité. Ou c’est peut-être qu’avec les années ce type de récit est devenu tellement commun que quand on le découvre à nouveau il n’y a plus d’élément de surprise. Quoi qu’il en soit, ce film est un sans faute, et est assurément à (re)visionner une fois par année!

Disponible en location sur Cineplex, AppleTV, Google Play, YouTube et Amazon Video.

Miracle on 34th Street (1947) de George Seaton

Plusieurs d’entre vous se souviendront probablement davantage de la version de 1994, mais celle de 1947 est marquante à plusieurs niveaux. Kris Kringle (Edmund Gwenn) est un vieil homme joyeux et charmé par l’esprit des Fêtes, qui se désole de la façon dont la célébration est représentée aux quatre coins de New York : Père Noël ivre juste avant sa fameuse parade, embauche de piètres faux Père Noël de la part des grands magasins pour inciter les enfants à demander des cadeaux que seuls ces magasins possèdent, etc. Lorsqu’il aborde Doris Walker (Maureen O’Hara), la directrice du fameux défilé, Kringle se fait proposer par cette dernière de parader en suppléance de l’ivrogne, puis de venir travailler chez Macy’s, établi depuis de nombreuses années sur la 34e rue. Après quelques situations houleuses, il est interné dans un hôpital psychiatrique, et, dans le but d’être acquitté, un procès s’enclenche pour déterminer si Kringle est bel et bien le Père Noël.

Film audacieux à plusieurs égards, Miracle on 34th Street est l’un des films de Noël les plus efficaces. Il aborde l’aspect commercial du temps des Fêtes, tout en présentant une jeune fille (Natalie Wood) qui ne croit pas au Père Noël dans les États-Unis d’après-guerre avec une sensibilité exceptionnelle. Certes, le procès qui occupe la seconde moitié du film n’est pas à la hauteur des meilleurs drames de justice, mais il a de quoi ramener la magie de Noël auprès de personnages franchement cyniques et désabusés. On se surprend de l’intemporalité de ses thématiques et on salue une excellente distribution qui, sans le savoir, forgeait l’un des plus grands classiques du temps des Fêtes.

Disponible en streaming sur Disney+ et Crave Starz, et en location sur Cineplex, AppleTV, Google Play, YouTube et Amazon Video.

White Christmas (1954) de Michael Curtiz

Si Bing Crosby est bel et bien le premier à avoir interprété la chanson éponyme du film, on oublie souvent qu’elle a été entendue pour la première fois non pas dans White Christmas, mais bien dans Holiday Inn. D’ailleurs, on considère souvent à tort que ce film est la suite spirituelle du film de 1942. Qu’à cela ne tienne, Crosby capitalise à nouveau sur la popularité de la chanson, dans un film visuellement superbe et réalisé par Michael Curtiz (Casablanca). On y suit le duo musical Wallace-Davis (Crosby et Danny Kaye) qui, après leur rencontre avec les sœurs Betty et Judy Hayes (Rosemary Clooney et Vera-Ellen), s’installent dans une auberge du Vermont pour y répéter un spectacle musical qui sera présenté à Noël.

Image sublime, certes, mais également chorégraphies travaillées. En effet, White Christmas est une comédie musicale. Il faut donc apprécier ce genre pour pleinement tirer profit du potentiel de ce classique de Noël. Toutefois, ses numéros musicaux, simples mais efficaces, sauront tout de même vous charmer. La romance entre Wallace et Betty, assez clichée, saura toutefois vous enchanter, tout comme sa finale qui témoigne de la fraternité qui règne dans une même unité de l’armée.

Il y a définitivement un look rétro au film qui, à lui seul, est intéressant à observer. Toutefois, si on le considère comme un classique de nos jours, c’est assurément en raison de la popularité de Bing Crosby à l’époque, combinée une réalisation sans faille de Curtiz et à des numéros envoûtants. White Christmas n’est pas exempt de défauts, mais il témoigne d’une époque d’après-guerre marquée par l’avènement des films noirs et d’un cynisme certain, avec lesquels il ne pourrait pas contraster davantage.

Disponible en location sur Cineplex, AppleTV, Google Play, YouTube et Amazon Video.

La vie heureuse de Léopold Z (1965) Gilles Carle

Le premier film québécois de cette liste est également devenu l’un des classiques de notre cinéma, tout simplement. Tourné de façon documentaire, le récit raconte une journée dans la vie du débonnaire Léopold Z. Tremblay (Guy L’Écuyer), d.s.c. (déneigeur sous contrat) à Montréal. C’est la veille de Noël. On suit Léo pas à pas, du lever du jour jusqu’à la messe de minuit, alors qu’une tempête de neige s’abat sur la ville et qu’il est partagé entre ses obligations professionnelles et familiales. Aller chercher sa belle-sœur (Suzanne Valéry), chanteuse de cabaret avec qui la tension sexuelle est palpable, contracter un prêt pour ses achats de cadeaux à la dernière minute, rencontrer son patron (Paul Hébert) qui le réprimande sur son professionnalisme, Léopold vit en ce 24 décembre une journée des plus mouvementées.

Le cinéma au Québec n’en était qu’à ses débuts durant les années 1960. Ce premier film de Gilles Carle, qui deviendra l’un des plus grands réalisateurs québécois, se voulait d’abord un documentaire sur le déneigement, avant qu’il décide de changer d’optique et de se tourner vers un récit de fiction. Comprenant de nombreuses images d’archives représentant Montréal dans toute sa splendeur hivernale, La vie heureuse de Léopold Z. est l’un des films importants pour comprendre l’état d’esprit de la Révolution tranquille. Très court (à peine plus de 60 minutes), c’est un film qui doit être visionné par tout cinéphile qui se respecte, même si le peu de péripéties et une certaine lenteur pourraient en rebuter quelques-uns.

Disponible gratuitement en streaming sur l’ONF.

A Christmas Story (1983) de Bob Clarke

Très peu de gens n’ont jamais entendu parler de A Christmas Story ou n’ont pas au moins déjà aperçu l’image ci-haut, devenue emblématique depuis la sortie du film. Aux États-Unis dans les années 1940 le jeune Ralphie (Peter Bellingsley), âgé de 9 ans, cherche par tous les moyens à convaincre ses parents de lui offrir pour Noël le cadeau de ses rêves : la fameuse « carabine à double action de Red Ryder ». Sa mère (Melinda Dillon) croit toutefois que c’est un jouet trop dangereux pour lui. Il tentera donc de convaincre le Père Noël en personne de lui livrer l’objet de ses désirs.

Ce qui surprend lors d’un premier visionnement est à quel point le film a bien vieilli, tant au niveau de l’humour que de sa construction. Il parvient à attiser notre nostalgie des années 1940, mais également celle des années 1980, avec son look très rétro. Plusieurs moments d’anthologie s’y trouvent, que ce soit la lampe en forme de jambe, le lavage de langue au savon ou le défi de coller sa langue sur un poteau de métal en plein hiver. Il parvient à encapsuler la vie d’une famille moyenne du Midwest américain, assez similaire, avec du recul, à celle du Québec des années 1940 et 1950.

Sans avoir été un succès à sa sortie, A Christmas Story a connu une seconde vie avec sa distribution en VHS et ses nombreuses télédiffusions. Aujourd’hui, il a atteint le statut de classique et peut à la fois plaire aux enfants qu’aux parents. Un film à voir absolument!

Disponible en location sur Cineplex, AppleTV, Google Play, YouTube et Amazon Video.

La guerre des tuques (1984) d’André Melançon

Grand classique québécois, ce film en a marqué plusieurs. Lors des vacances de Noël, les membres de la bande de Luc Chinoine (Cédric Jourde) ont l’idée de se séparer en deux camps afin de se faire la guerre. S’ensuit donc la construction épique d’un immense fort, des batailles de boules de neige et une petite intrigue amoureuse.

Malgré ses nombreux personnages et le jeu des acteurs qui laisse parfois à désirer, ce film est devenu culte au Québec et a été distribué dans plusieurs pays. L’ingéniosité à laquelle les jeunes feront appel tout au long du récit pourra certainement en rendre jaloux quelques-uns et donner envie à d’autres de sortir immédiatement à l’extérieur pour se construire un fort et démarrer une bataille de boules de neige. Plusieurs répliques ont aussi traversé les années, telle que la fameuse « La guerre, la guerre, c’est pas une raison pour se faire mal ».

Même avec sa fin un peu plus difficile à regarder, La guerre des tuques est assurément un film que l’on se doit de voir au moins une fois dans sa vie. Peu de films québécois ont su se démarquer à l’international, mais celui-ci fait partie de ceux qui ont réussi. Une génération complète a été marquée par ce film et il mérite certainement d’être découvert par les plus jeunes.

Disponible gratuitement sur YouTube.

National Lampoon’s Christmas Vacation (1989) de Jeremiah S. Chechik

Les films de la National Lampoon ont connu leurs années de gloire dans les décennies 1980-1990. Comédies ridicules, situations improbables, sexualité légère, fantasmes et humour déjanté se mêlent dans ces histoires de la famille Griswold, que l’on peut retrouver dans quatre projets entre 1983 et 1997. Davantage reconnu au Québec comme étant Le sapin a des boules, Christmas Vacation nous entraîne donc dans les vacances de Noël de Clark (Chevy Chase), sa femme et ses enfants mais aussi toute la belle-famille.

La réputation du film n’est plus à faire. Il a accompagné nombre de familles dans leurs réunions du temps des Fêtes, pour pouvoir rire et se reconnaître dans les situations présentées. Si l’éclat du projet a terni avec les années, il n’en demeure pas moins un bon choix de film accessible et facile pour rire un bon coup en famille en se rappelant une époque passée.

L’aura du film, nettement plus grande que l’histoire elle-même, le fait sans aucun doute se hisser au rang de classique. Rares sont les personnes qui ne l’ont pas encore déjà vu. L’attachement émotionnel que l’on entretient avec celui-ci est ce qui permettra de pardonner ses quelques défauts et de simplement replonger dedans, un verre de lait de poule à la main!

Disponible en streaming sur Illico et en location sur Cineplex, Illico, AppleTV, Google Play, YouTube et Amazon Video.

Home Alone (1990) de Chris Columbus

Alors là! Si un article sur les classiques du temps des Fêtes ne parlait pas de Home Aloneil y aurait assurément un manque quelque part! Le petit Kevin (Macaulay Culkin) se retrouve seul à la maison quand sa famille l’oublie avant de partir pour leurs vacances à Paris. Ce scénario de rêve (manger de la crème glacée en pyjama en regardant des films toute la journée) se transforme rapidement en guerre contre des bandits qui tentent de commettre des vols dans le quartier.

À travers ses situations exagérées et peu crédibles qui s’adressent avant tout aux enfants, Home Alone est ce film qui fait peur, qui fait rire, qui fait rêver et qui titille l’imaginaire des enfants. La musique, signée John Williams (Harry Potter, entre autres), nous transporte dans un monde magique de Noël, et nous ramène à l’essence de cette période de l’année.

Tout le monde a déjà vu Home Alone. Certains le regardent chaque année. Certains l’ont déjà présenté à leurs enfants, ou n’attendent que ça. Lorsqu’on mentionne des films de Noël, son titre vient rapidement en tête. Bref, on ne pouvait pas faire cet article sans le mentionner!

Disponible en streaming sur Disney+ et Crave+, et en location sur Cineplex, Illico, AppleTV, Google Play, YouTube et Amazon Video.

The Santa Clause (1994) de John Pasquin

Grand classique de Noël, The Santa Clause raconte l’histoire de Scott Calvin (Tim Allen) qui devient malgré lui le nouveau Père Noël au grand bonheur de son fils Charlie (Eric Lloyd).

Malgré une deuxième partie un peu redondante qui lui fait perdre de sa magie, la grande force du film vient certainement des personnages ainsi que de la performance de ceux qui les interprètent. Plusieurs enfants se reconnaitront en le petit Charlie, très curieux et que rien ne semble arrêter. Tim Allen, quant à lui, est fidèle à lui-même dans un jeu comique qui amène beaucoup de chaleur au récit.

Parfait pour toute la famille, ce film pourra certainement charmer les petits autant que les grands. De plus, si vous désirez faire un marathon, deux suites sont parues en 2002 et en 2006. De quoi passer une journée parfaite à se mettre dans l’ambiance de Noël!

Disponible en streaming sur Disney+ et en location sur Cineplex, Illico, AppleTV, Google Play, YouTube et Amazon Video.

Love Actually (2003) de Richard Curtis

Film chorale qui se situe dans les vacances de Noël, Love Actually nous présente ainsi de nombreux personnages, que ce soit un duo d’acteurs porno, un jeune joueur de batterie et la chanteuse qui fait battre son coeur, un voyageur, un politicien et l’une de ses employées ou une mère de famille légèrement blasée.

On passera donc du temps avec plusieurs familles unies ou déchirées, rencontrant des personnages variés aux tempéraments nettement différents. Ceux-ci vient des réalités amoureuses diverses qui sont toutes campées dans le congé des Fêtes. Si la magie du premier coup de foudre est forte, les amours impossibles, médiatisées ou interdites ont aussi leur part de charme et c’est cette pluralité des contextes qui fera la force du film.

Si vous cherchez un récit facile qui ne demande pas trop de réflexion, celui-ci pourra vous convaincre. Malgré ses situations plus grandes que nature, même dans le vaste univers des comédies romantiques, Love Actually est devenu par la force des choses un classique du temps des Fêtes, qu’on adore ou qu’on déteste, car il n’y a pas d’entre deux ici. Même s’il est plutôt jeune pour faire partie de cette catégorie, tout le monde le connaît par son nom et il a assurément sa place dans les traditions festives de beaucoup de gens.

Disponible en streaming sur Netflix et Crave Starz, et en location sur Cineplex, AppleTV, Google Play et YouTube.

 

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