La guerre des tuques

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Avec l’arrivée de la neige, qui ne rêve pas de construire un fort et l’utiliser pour une bataille de boules de neige? C’est exactement ce que propose le scénario du film d’André Melançon La Guerre des Tuques, sorti en 1984 et marquant toute une génération. Ce film est le premier des Contes pour tous, une série de films jeunesse produite par Rock Demers et qui a été distribuée dans plusieurs pays. La série comprend notamment Bach et Bottine et Les aventuriers du timbre perdu.

C’est le congé des Fêtes qui commence et les membres de la bande de Luc Chicoine (Cédric Jourde) ont l’idée de prendre tout le temps des vacances pour jouer à la guerre. Le groupe se sépare et en deux et des règles sont établies telles que « les ennemis ne se parlent plus des vacances, sauf pour s’envoyer des vacheries ». L’équipe qui gagnera la guerre se verra octroyer un butin, composé d’objets de toutes sortes que les jeunes ont récupérés dans leurs maisons. Luc devient le capitaine d’une première équipe alors que Pierre (Julien Elie) est désigné comme chef du clan adverse. Les membres de ce dernier, moins nombreux que la bande de Luc, voudront abandonner la guerre en raison de leur désavantage, mais l’arrivée de la nouvelle voisine, Sophie (Maripierre A. D’Amour), les fera changer d’idée. L’équipe de Pierre entame alors la construction d’un fort épique imaginé par François « les lunettes » (Minh Vu Duc) et ainsi débute la « guerre des tuques ».

Lorsqu’on visionne le film pour la première fois, il peut être difficile de distinguer les enfants et de savoir et qui fait partie de quelle équipe. Le groupe se compose de plusieurs jeunes, mais plus on avance dans le visionnement, plus on arrive à les reconnaître. Outre ceux qui sont mentionnées dans le résumé, on retrouve également les jumeaux Leroux (Gilbert et Mario Monette), la sœur de Sophie, Lucie (Maryse Cartwright), Ti-Jacques (Luc Boucher) ainsi que les pacifiques Ti-Guy La Lune (Mathieu Savard) et son cousin Daniel Blanchette de Victoriaville (Patrick Periz). Ajoutons à ce groupe la chienne de Pierre, Cléo, qui joue un rôle important tout au long du film puisqu’elle rassemble les membres des deux équipes à tout moment.

Le film prend quelques minutes avant de réellement débuter. La première partie établit plutôt les bases de la guerre et la formation des équipes. C’est dans la deuxième partie que l’action débute et les ressources et l’ingéniosité auxquelles les jeunes ont accès en feront certainement baver de jalousie quelques-uns. En effet, dès qu’on voit le fort imaginé par François « Les lunettes » à l’écran, on se demande comment des jeunes ont pu réussir à en construire un d’une telle ampleur. Outre ce détail, les membres des groupes ne manquent pas d’idées pour attaquer leurs adversaires et cela donne droit à plusieurs bonnes scènes comiques. Au niveau des performances des acteurs, toutefois, le film peut nous laisser sur notre faim. Par moment, ils semblent manquer de naturel et on a l’impression qu’ils sont en train de lire le texte qu’ils doivent rendre. Gardons tout de même en tête qu’ils sont jeunes et ils restent tout de même attachants. D’ailleurs, très peu d’adultes sont présents dans le film, le récit étant entièrement axé sur les enfants et la guerre qu’ils mènent. Une petite histoire d’amour entre Luc et Sophie est ajoutée au scénario, lui donnant un côté touchant et adorable. Aussi, si vous êtes sensibles, probablement trouverez-vous la scène de la fin quelque peu difficile à regarder. J’ai moi-même versé plusieurs larmes.

Malgré ses petits défauts, le film a réussi à marquer toute une génération de jeunes québécois et fait toujours parler de lui aujourd’hui. Tout le monde a certainement déjà entendu la fameuse réplique « La guerre, la guerre, c’est pas une raison pour se faire mal ». Bien que le film soit quelque peu vieillissant, il est toujours agréable de le regarder et de le faire découvrir aux plus jeunes générations. Fort de son succès, il a été distribué dans 125 pays et a remporté plusieurs prix dont celui de la Bobine d’or du gala des Prix Génie en 1985. De plus, la chanson originale L’amour a pris son temps, chantée par Nathalie Simard, a remporté un grand succès. La Guerre des tuques mérite certainement sa place auprès des grands classiques québécois ainsi que dans le palmarès des meilleurs films à regarder ou revoir durant le temps des Fêtes. D’ailleurs, un remake du film en animation 3D a été fait en 2015, démontrant que même plus de 30 ans après sa sortie, La Guerre des tuques continue à avoir un impact sur le cinéma, mais aussi sur le peuple québécois.

 

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