Home Alone

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Avant de nous faire plonger dans les aventures d’un bien connu petit sorcier en 2001, Chris Columbus a été à la barre de ce qui semble être devenu avec les années le plus populaire des films de Noël. Home Alone traverse plusieurs obstacles avant sa sortie en salles (à cet effet, je vous conseille fortement la série documentaire The Movies That Made US sur Netflix qui explore le making of de quatre indéniables classiques) mais réussit tout de même à paraître en novembre 1990 au Canada. Aujourd’hui considéré comme un bonbon du temps des Fêtes qu’on aime s’offrir chaque année, le film est assurément l’un de mes préférés de cette période.

La veille du départ de la grande famille McCallister en France pour les vacances de Noël, Kevin (Macaulay Culkin) est victime d’un autre des nombreux coups de son grand frère et, après s’être battu avec lui, se fait envoyer passer la nuit au grenier par sa mère (Catherine O’Hara). Ne parvenant pas à lui faire changer d’idée, Kevin émet le souhait de ne plus avoir de famille. Après une panne de courant au milieu de la nuit, les McCallister se réveillent en panique le jour du départ et courent vers l’aéroport pour ne pas rater leur vol. Kevin, oublié au grenier dans l’agitation du départ tardif, trouve donc une maison vide et croit que son souhait s’est exaucé. Pensant d’abord vivre des vacances où il pourra manger ce qu’il veut en regardant des films ou sauter sur les lits et fouiller dans la chambre de son grand frère, Kevin réalise rapidement qu’il est en danger quand il voit deux voleurs (Joe Pesci et Daniel Stern) rôder près de la maison. Il devra donc être inventif pour protéger la demeure familiale mais aussi conjuguer avec son étrange voisin et vaincre sa peur de la fournaise du sous-sol.

J’ai vu Home Alone pour la première fois quand j’avais peut-être environ cinq ans. Depuis, mes visionnements se sont grandement multipliés et je prends toujours un doux plaisir à revoir ce classique année après année. Pour les enfants, le film est magique pour plusieurs raisons. D’abord, le fait d’être seul à la maison et de manger de la crème glacée avec un grand coulis de chocolat, des bonbons, des croustilles et du macaroni au fromage sans avoir d’horaire pour se mettre à table relève du rêve! Ensuite, être seul à la maison, c’est-à-dire pouvoir sauter sur les lits et passer ses journées en pyjama, a aussi sa place dans le fantasme enfantin. Finalement, tous les coups que Kevin prépare aux deux voleurs sont tout simplement extraordinaires. En plus d’être plutôt comiques, ces multiples punitions qu’il leur fait subir sont particulièrement inventives, et elles feront sourire n’importe quel enfant. À cet effet, le jeu de Stern et Pesci y est probablement pour beaucoup, et on appréciera leurs grands élans d’émotions!

Pour les plus vieux qui ont grandi avec le film, on retrouvera certainement un aspect nostalgique à le revoir et peut-être aussi le présenter à nos propres enfants. Puis, au-delà de cette touche émotionnelle, on entendra la magnifique musique de Johh Williams (Harry Potter, E.T., Jurassic Park et plusieurs autres) qui pourra nous rappeler, justement, la série des aventures du petit sorcier par moments. On prendra alors plaisir à entonner les notes dont on se rappelle tous par cœur, quand le générique d’ouverture sur fond noir se fixera finalement sur cette maison semblant sortie d’un jeu de Monopoly. Finalement, bien que l’histoire présentée dans le film ne pourrait pas prendre place aujourd’hui en raison de l’évolution des technologies, entre autres, on appréciera d’autant plus ce retour en arrière qui nous fera prendre une pause du rythme de nos vies.

Home Alone est devenu avec les années un incontournable des films du temps des Fêtes, et avec raison. La prémisse est plutôt improbable, certes, mais les éléments qu’il présente, c’est-à-dire un enfant qui vainc ses peurs irrationnelles, tient tête à des méchants et vit des jours de rêve dans une maison vide, avec le mignon Macaulay Culkin en avant plan qui plus est, en font un tout particulièrement cohérent quand on a moins de dix ans, et avec lequel on aime grandir également.

Dans le but de s’offrir une pause, ce film est un excellent choix pour la période des Fêtes. Lorsqu’on plonge dans cette aventure, on parvient non seulement à dérocher, mais aussi à se ramener à une époque plus simple, soit celle où l’on courait du plus vite que l’on pouvait après avoir éteint les lumières du sous-sol pour que les monstres ne nous attrapent pas. Bon visionnement!

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