A Christmas Story

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On connait tous l’image devenue emblématique des films de Noël du petit Ralphie (Peter Bellingsley), tiré de A Christmas Story. Que l’on ait vu ou non le film, on sait qu’il fait partie de la mémoire collective comme l’un des meilleurs films du temps des Fêtes. Ceux et celles qui le visionneront pour la première fois seront surpris d’apprendre que A Christmas Story est une comédie familiale qui plaira à la fois aux enfants et aux parents, et qui a surprenamment bien vieilli, tant dans son humour que dans ses thèmes, parfois lourds. On pourra le placer en opposition aux films qui se sont imposés dans nos moeurs par habitude, sans qualités qui méritent qu’on les élèvent nécessairement au rang de classiques (j’entends par ici National Lampoon’s Christmas Vacation, par exemple).

Aux États-Unis dans les années 1940, à Hammond (Indiana), le jeune Ralphie, âgé de 9 ans, cherche par tous les moyens à convaincre ses parents de lui offrir pour Noël le cadeau de ses rêves : la fameuse « carabine à double action de Red Ryder ». Sa mère (Melinda Dillon) croit toutefois que c’est un jouet trop dangereux pour lui (« You’ll shoot your eye out!« ) Il tentera donc de convaincre le Père Noël en personne de lui livrer l’objet de ses désirs.

En visionnant A Christmas Story aujourd’hui, on y ressent deux types de nostalgies. Celle des années 1940, évidemment, avec toute la rudesse et la dureté de ses moeurs (intimidation à l’école, le patriarcat, la société de consommation), mais également celle des années 1980, dans son visuel rétro. On prend plaisir à suivre les péripéties de Ralphie, de ses parents (dont le père est interprété par Darren McGavin) et de la fameuse lampe en forme de jambe de femme. En fait, le film parvient très bien à représenter la petite ville typique du Midwest américain, du point de vue d’une famille de la classe moyenne. Ceux qui auront vécu les années 1940 reconnaîtront l’authenticité de cette représentation. Pour les autres, ils plongeront au coeur d’une époque pas si différente de la nôtre.

Il y a plusieurs bons moments qui témoignent de l’ingéniosité du film et de son succès. La scène où Ralphie est forcé de laver sa langue au savon pour nettoyer les mauvais mots qu’il a prononcés, un Père Noël désabusé, le fait de recevoir des cadeaux que nous n’avons jamais demandés, sont tous des petits segments qui nous rappelleront notre propre enfance, la façon dont on célébrait Noël (ou la façon dont nos parents la célébraient).

La distribution est très efficace, et le rendu humoristique est excellent (grand merci à Jean Shepherd, auteur du livre sur lequel est basé le film). Le film possède tous les éléments pour plaire à un vaste auditoire, et s’avère une comédie réconfortante du temps des Fêtes. Assurément l’un des plus grands classiques de Noël.

Fait partie des 1001 films à voir avant de mourir.

2 commentaires

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