The One and Only Ivan

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Ivan (Sam Rockwell) est un gorille qui vit dans un centre commercial de banlieue où se trouve un cirque dirigé par Mack (Bryan Cranston). Il est l’attraction principale du spectacle, mais les choses changent lorsque Ruby (Brooklynn Prince), un éléphanteau, se joint à la troupe. Stella (Angelina Jolie), un éléphant mourant, prendra Ruby sous son aile alors que cette dernière devient rapidement la nouvelle tête d’affiche du cirque. Lorsque Stella meurt, Ivan tentera de s’occuper d’elle, mais rapidement leur relation fait ressurgir de douloureux souvenirs qui feront en sorte d’amener le gorille à vouloir rendre la liberté aux animaux de la troupe.

Avec une telle prémisse, on comprend rapidement à quel type de récit nous aurons droit. On y explorera notamment l’exploitation animale (comme dans beaucoup d’autres films pour enfants d’ailleurs), la perte d’un être cher, la précarité financière et la liberté, au sein d’un arc narratif conventionnel mais efficace. Disney semble de plus en plus délaisser les films d’animation au profit de ceux en prises de vue réelle, bien que cette fois il ne s’agisse pas d’un remake, mais d’une adaptation du roman de Katherine Applegate, lui-même basé sur une histoire similaire survenue à Tacoma dans les années 1990.

On connait la réputation de Disney à produire des films pour enfants de qualité. Ils proposent une histoire simple, des personnages souvent archétypaux et des situations hautes en couleur qui se terminent bien. Si The One and Only Ivan possède tous ces éléments, sa certaine familiarité nous rend peut-être moins investi dans l’histoire et ses personnages qu’elle le devrait. Il suffit de n’avoir vu qu’un seul autre film similaire pour pouvoir prédire vers où se dirigera l’histoire. Les enfants n’y verront que du feu, mais certains parents pourraient rapidement se désintéresser du film et de ses enjeux.

Il ne faut pas non plus s’attendre à la qualité d’un film de Pixar (studio qui appartient également à Disney) qui propose souvent des scénarios complexes et émouvants, mais il me semble qu’il manque une étincelle, un élément caractéristique qui aurait pu élever Ivan parmi les meilleurs live-action du studio. La distribution est adéquate (surtout Danny DeVito, qui ajoute un peu d’énergie à la troupe), mais on sous-utilise beaucoup trop Phillipa Soo (Hamilton), cette étoile montante qui prête également sa voix pour Over the Moon, reléguée ici au rôle de Thelma, un perroquet.

L’animation est comme toujours de très haut niveau (l’expertise acquise avec The Lion King semble s’être transposée ici, émotions en prime), ce qui rend le tout très immersif. On ne parvient presque plus à tracer la ligne entre un vrai animal et un généré par ordinateur, ce qui est très intéressant puisqu’on peut faire faire aux personnages des choses qu’un vrai animal ne pourrait jamais faire (en plus de ne pas exploiter des animaux à des fins de divertissement, ce qui aurait été paradoxal pour une telle prémisse). S’il faut avouer que ce nouveau réalisme au cinéma enlève un peu de fantaisie aux films pour enfants, je crois que le perfectionnement des nouvelles technologies permettra à moyen terme d’insuffler un peu plus d’imagination dans le processus créatif.

The One and Only Ivan aurait bénéficié à un peu plus d’inventivité, mais il reste néanmoins un bon divertissement assuré de plaire aux enfants. Tous réagissent de la même façon aux animaux, qui se sont imposés comme valeur sure auprès de Disney au fil du temps. Certes, les personnages ne sont pas vraiment nuancés, mais on ne cherche pas à prendre un risque comme l’a fait Soul cette année également. C’est le plaisir que les enfants éprouvent qui est l’objectif du film, et je crois qu’il fait bien à cet égard. La présente note est donc suggérée et pensée selon cet auditoire. Retirez-y une demi étoile pour l’expérience « parent ».

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