Dans une galaxie près de chez vous – le film

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Il y aura un troisième film Dans une galaxie près de chez vous | Radio-Canada.ca

Les séries qui sont devenus le sujet de films après leur diffusion sont nombreuses. Pensons notamment à Sex and the CityBreaking Bad ou encore Downton Abbey. Au Québec, Omertà ou Lance et compte viennent facilement en tête. Si le phénomène n’est pas rare, force est de constater que le résultat n’est pas toujours convaincant, soit parce que l’on a substitué des éléments clé la série, parce que l’énergie n’est pas la même ou encore parce que le nouveau scénario n’amène rien de plus à l’univers. Après le succès incontesté de la série Dans une galaxie près de chez vous, dont la diffusion a cessé en 2001, Claude Desrosiers, accompagné de Claude Legault à l’écriture, propose un premier film en 2004 qui s’inscrit en continuité avec les trames narratives et personnages que l’on a connus pendant déjà quatre saisons précédemment. Et le résultat ici, tristement, n’y est pas.

D’entrée de jeu, bien que le film inspiré de la série nous ramène à l’intérieur du Romano Fafard, la seule chose que l’on pourra reconnaître ici est le nom du vaisseau tant les décors sont différents de ceux qui nous avaient été présentés auparavant. Adieu les pièces grises toujours vues du même angle et les corridors qui semblent ne plus se terminer avec leurs multiples portes coulissantes. En fait, on peut sentir que la production a bénéficié d’un budget plus important pour ce film, mais, honnêtement, on aurait gagné à ramener l’action dans les pièces qu’on s’était habitué à voir, quitte à les fermer des quatre côtés, ce qui n’était clairement pas le cas dans la série toujours tournée de façon statique pour s’éviter de sortir du cadre. Au milieu de ces nouveaux décors, on ne peut s’empêcher de remarquer que l’éclairage est lui aussi totalement différent. La lumière est nettement plus agressante que dans la série, provenant soit d’en haut ou d’en bas, donnant donc l’impression que des spots étaient directement sur les visages des acteurs, ce qui crée aussi un grand contraste visuel semblant tout droit sorti de l’effet HDR en retouche photo. La même critique peut être adressée aux costumes, qui, s’ils ont peut-être plus de style, nous font tout de même nous ennuyer des anciens.

Adaptations: du petit au grand écran

Il semblerait que l’on se soit dit, en production, que ces éléments amèneraient un vent de fraîcheur dans l’univers, mais les vrais fans ne se réjouiront pas de tous ces changements. Il sera plutôt agaçant d’avoir perdu tout ce que l’on connaissait, même si les images dans l’espace sont mieux réussies cette fois et que le vaisseau est plus défini dans les animations. Pour une série et un film qui ont été faits au Québec, il est étonnant qu’on n’ait pas réussi à réutiliser les décors et les costumes précédents. Si le choix était conscient, cependant, ce n’était pas le bon.

D’un point de vue scénaristique, le film semble faire abstraction de la série à quelques niveaux, notamment lorsqu’on parle du développement d’une relation amoureuse entre Pétrolia et Bob à la fin des quatre saisons. En effet, après avoir courtisé Pet pendant plusieurs années, Bob peut enfin lui tenir la main lorsqu’ils annoncent avec enthousiasme à Flavien qu’ils iront vivre ensemble sur la planète, trouvée au dernier épisode. Après quelques agitations sur ce nouveau territoire, l’équipage doit repartir et trouver une nouvelle planète pour y déménager 7 tatas. Le film, cependant, reprend à des kilomètres d’où on avait laissé les personnages, et nous donne droit à plusieurs images de Pet au ralenti pendant que les deux hommes salivent après son passage, et une relation secrète entre Flavien et elle. De plus, l’objectif du capitaine est toujours de trouver une planète pour les Terriens, objectif que l’on avait rapidement abandonné à la fin de la série.

Dans une galaxie près de chez vous (1999-)

Malgré ces quelques écarts, certains pourront saluer l’humour du film qui s’inscrit lui en continuité avec celui de la série. Les insides sont toujours bien présents, et on a adapté les blagues pour s’adresser maintenant à un public nettement plus mature que lors de la diffusion des émissions. Un spectateur qui avait 10 ans au départ en a maintenant 15, et on semble avoir utilisé cette excuse pour aller un peu plus loin, notamment dans la scène où le Capitaine et Valence sont dans un jacuzzi avec Bob qui perd un crayon sous les fesses de son supérieur, ou lorsque celui-ci rencontre le Petit Prince et lui dit clairement qu’il n’a aucun intérêt à lui dessiner un mouton. Cependant, d’autres pourront trouver que le tout tombe à plat, puisqu’on a abandonné le côté saugrenu des situations. Cette fois, on a également ajouté le fameux « Questions? Action! » que l’on avait jamais entendu dans la série, et qui sort de nulle part après plus de 4 ans dans l’espace.

Si la série a ravi les spectateurs de tous les âges au Québec, le premier film (et sa suite en 2008) ne donnent malheureusement pas les résultats attendus. On aime retrouver les personnages, mais on s’ennuie profondément des costumes et des décors, de l’humour et des caractéristiques de chacun des membres de la bande, qui ne sont pas particulièrement exploitées dans le film. On espère donc que les erreurs seront réparées au prochain et on demeure tout de même enthousiaste!

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