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Après le premier Princess Diariesqui, s’il ne s’adresse pas à tous les publics, pouvait tout de même faire bonne impression auprès des gens qu’il voulait cibler, Garry Marshall revient à la barre de la réalisation pour le second volet des aventures de Mia Thermopolis. Suite non nécessaire à un film qui pouvait bien fonctionner seul, ce chapitre se concentre sur la nouvelle vie de la Princesse de Génovie et toutes les responsabilités royales qui viennent avec son titre.

Cinq ans se sont écoulés depuis la fin du premier film et Mia raconte aux spectateurs qu’elle ne voit plus vraiment Lilly (Heather Matarazzo) ni Michael (Robert Schwartzman), étant donné qu’elle passe beaucoup de temps en Génovie avec sa grand-mère la Reine (Julie Andrews) dans l’attente de son couronnement pour la remplacer. Avant d’accéder au trône, cependant, le vicomte Mabrey (John Rhys-Davies) convainc un conseil génovien que Mia devra se marier pour régner. De son côté, il tentera de faire accéder son neveu Nicholas (Chris Pine) au pouvoir. N’ayant qu’un mois pour se marier, Mia partira donc en quête du grand amour pour régner sur la principauté.

Il est vrai que le premier Princess Diaries était pour le moins prévisible. Ici, cependant, tout est encore plus évident. Dès les premiers instants où on rencontre Nicholas, et après l’échange qu’il a avec Mia au bal de son 21e anniversaire, on sait exactement ce qui se passera. Le revirement de situation voulant que Nicholas soit le neveu de celui qui veut empêcher Mia d’accéder au trône est tout aussi facile et a été vu maintes fois au cinéma. Le déroulement de leur histoire ne surprendra alors personne, mais il faut admettre que la fin du film n’ira pas exactement où on croit aller, et ça fera du bien!

Si le consulat génovien du premier film était un décor agréable, être transporté en Génovie sort tout droit du rêve (ou des studios d’Hollywood, car on pourra facilement y reconnaître les rues de The Good Place, entre autres). Certes, les pièces infinies du château, la penderie automatisée de Mia et les jardins feront sourire, mais on vivra une certaine déception ensuite devant les multiples obstacles que le vicomte voudra mettre sur le chemin de la Princesse. En fait, il sera même surprenant qu’une simple discussion d’un conseil décide du sort de la principauté en quelques minutes – et que Mia prononce un discours qui leur fera changer d’avis en quelques secondes.

À travers de nouveaux rituels royaux, une relation amoureuse forcée pour les médias avec un prétendant de quelques années son aîné (Callum Blue), une rivalité-attirance grandissante avec Nicholas et les parades dans les rues de Génovie, Mia est toujours en son cœur une personne généreuse et bonne qui se fait parfois avoir trop facilement. On ne pouvait pas réinventer la roue ici, mais il est dommage que l’on soit encore dans ce genre de dynamiques maintenant qu’on est sortis de l’école secondaire.

Royal Engagement est d’abord prévisible, et ensuite plus ou moins convaincant. Il est toujours agréable de suivre les aventures embarrassantes de Mia mais on aurait souhaité que le film soit différent, qu’il n’aborde pas les questions dont il traite ou du moins ne le fasse pas comme il le fait. Le premier aurait très bien pu fonctionner sans l’existence du second, qui ne nous apprend rien des personnages et ne sort pas de la vision manichéenne facile à laquelle il cède.

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