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Grand classique de Noël en France, Le Père Noël est une ordure est un film adapté de la pièce de théâtre du même nom, interprétée par la troupe du Splendid. Cette troupe comprend plusieurs acteurs connus tels que Thierry Lhermitte (Le Dîner de Cons) ou Marie-Anne Chazel (Les Visiteurs). C’est d’ailleurs ce même groupe qui est derrière les populaires films Les Bronzés où on suit les personnages dans un Club Med.

Dans Le Père Noël est une ordure, on retrouve Thérèse (Anémone) et Pierre (Lhermitte) le soir de Noël alors qu’ils font du bénévolat pour une ligne d’écoute, SOS Détresse Amitié. Tout au long de la soirée, ils reçoivent la visite de plusieurs personnes, notamment le voisin bulgare, M. Preskovitch (Bruno Moynot) qui vient leur porter des bouchées de son pays qui ne semblent pas du tout plaire au duo, de même que Katia (Christian Clavier), une transgenre en dépression, Josette (Chazel), une amie de Thérèse et son mari violent, Félix (Gérard Jugnot). Des péripéties de toutes sortes attendent le groupe de même qu’à Madame Musquin (Josiane Balasko), la présidente de SOS Détresse Amitié qui a beaucoup de difficulté à se rendre à ses célébrations familiales en raison de l’ascenseur de l’immeuble.

Pour être bien honnête, je ne m’attendais pas à grand-chose lors de mon visionnement, mais force est de constater que j’ai été agréablement surprise. Le film contient plusieurs moments d’humour très absurde. Ce n’est pas un genre qui saura plaire à tous, mais pour ceux qui aiment ce style, probablement allez-vous aimer ce film. Plusieurs scènes n’ont aucun sens et souvent on se demande ce qui se produit dans la tête des personnages pour qu’ils en arrivent à leur raisonnement. Pensons notamment à Madame Musquin, qui reste prise une fois dans l’ascenseur et alors qu’elle réussit à en sortir, elle le reprend quelques minutes, alors qu’il n’a pas été réparé. Bien entendu, elle restera alors prisonnière une deuxième fois, ce qui fera rire les spectateurs, tout en les faisant se demander pourquoi elle n’a pas simplement pris les escaliers. Bref, plusieurs situations de ce genre font en sorte qu’on embarque dans quelque chose de complètement absurde et qu’il est mieux de mettre notre cerveau sur pause pour éviter de se poser trop de questions, qui ne trouveront aucunes réponses.

La première partie du film, qui se concentre davantage sur le début du quart de travail de Thérèse et Pierre, est excellente. Il s’agit ici du point fort du récit et les meilleurs moments y surviennent. La chimie entre Anémone et Thierry Lhermitte, les deux acteurs principaux, est palpable. Le film se gâte un peu lorsque le récit commence à se concentrer davantage sur Josette et Félix, un couple que l’on pourrait qualifier de toxique. Ces personnages sont moins drôles que Thérèse et Pierre. Malgré quelques bonnes lignes et scènes comiques, les cris qu’ils s’échangent viennent briser le rythme du film et l’humour s’y perd. Même chose également pour les dialogues  entre Josette et Katia, alors qu’elles sont assises sur le canapé et discutent, où on aurait tendance à décrocher. Par contre, malgré les faiblesses des personnages, c’est à Félix que revient sans doute l’idée la plus absurde du film qui, sans vous en dire plus, a certainement marqué les esprits et nous donne une fin qu’on ne pourrait avoir imaginée.

Le Père Noël est une ordure n’est pas une comédie que l’on pourrait qualifier de familiale puisque ses répliques sont assez crues par moment, et aussi parce que le sujet du film demeure une ligne d’écoute pour les gens en détresse. En bref, si vous êtes des adeptes de l’humour absurde et des comédies françaises, ce film doit absolument être ajouté à votre de liste de visionnement à Noël. Vous passerez certainement un bon moment qui fera décrocher de la réalité pendant un instant. Ce long métrage a aussi eu de grands impacts au Québec et a été considéré comme un classique de Noël pour les Québécois, par des médias tels que Radio-Canada ou La Presse.

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