Après qu’elles ont perdu leur emploi dans un magasin de meubles, Barb (Annie Mumolo) et Star (Kristen Wiig) décident de partir en vacances à Vista Del Mar, un petit coin de paradis en Floride pour les gens dans la cinquantaine. Se sentant prises dans leur vie trop casanière, les deux amies et colocataires entendent bien retrouver leur fougue perdue sous le soleil! Elles font rapidement la rencontre d’Edgar (Jamie Dornan), qui leur réapprendra à profiter de chaque instant. Au fil de leurs aventures, Barb et Star se retrouvent au cœur d’un complot qui pourrait avoir un impact majeur sur les vacanciers de Vista Del Mar.

Passée sous mon radar pendant plusieurs mois, je me suis finalement mis en tête de visionner la comédie Barb and Star après avoir ri très fort durant la bande-annonce. N’ayant aucune idée de ce qui m’attendait, c’est avec beaucoup de bonheur que j’ai réalisé que le film serait une comédie plus grande que nature. Non seulement on multiplie les situations improbables, mais on le fait en se moquant ouvertement de plusieurs clichés cinématographiques.

Tout commence par une scène d’ouverture en apparence banale où le jeune Yoyo (Reyn Doi) livre des journaux à bicyclette. Puis, en moins de deux, le ton change brutalement : le garçon s’arrête près d’un arbre pour pénétrer une porte dissimulée dans l’écorce, et ainsi rejoindre d’autres agents secrets dans le repaire d’une vilaine qu’on soupçonne déjà avoir de drôles de motivations. Son plan? Libérer des moustiques tueurs sur Vista Del Mar! Elle envoie Edgar pour assouvir son sombre dessein, lui qui ferait tout pour elle puisqu’il en est éperdument amoureux (sans que ce soit réciproque toutefois).

Évidemment, on ne pouvait pas s’attendre de cette histoire qu’elle se contente de nous raconter la semaine de vacances de deux femmes qui trouvent que leur vie manque de piquant. Je ne m’attendais pas non plus à un film d’espionnage, mais la surprise est bonne et j’ai accepté rapidement le tout. Et bien que les premières minutes soient drôles de la même façon que dans n’importe quelle comédie, on a aussi droit à des moments parodiés à l’extrême, dès les premières secondes où on rencontre nos héroïnes. Et c’est tellement ridicule, que c’est là où le film divisera assurément son public : soit on adhérera rapidement, soit les efforts ne parviendront pas à nous convaincre. En ce qui me concerne, j’ai bien aimé ce côté grossier! Mais est-ce que le rythme sera le même tout du long?

La réponse ici est simple : on ne peut pas passer toute la semaine avec Barb et Star dans la satire. Cela dit, il y a suffisamment de passages du genre pour qu’on y trouve notre compte. Je pense notamment à la scène où les amies rencontrent Edgar au bar et n’en reviennent pas qu’ils soit à la chambre 611 alors qu’elles sont plutôt dans la 124, ou encore quand Yoyo conduit un sous-marin en donnant toujours de petits coups de volants de gauche à droite et que sa patronne lui dit de continuer à ne pas tenir le volant droit (comme dans presque tous les films où on voit quelqu’un conduire). Chaque fois, on se dit « ils ont vraiment fait ça? » et on ne peut que rire devant la réponse ; oui, on est allés là. Et comme ça fait du bien de rire de ces petits détails!

Mis à part l’humour déjanté du projet, on appréciera les scènes au soleil comme si on y était. Pas besoin de voyager loin pour décrocher, et Barb and Star en témoigne bien. Nous ne sommes pas ici dans ce qui caractérise habituellement les films d’espionnage (l’aspect internationnal de l’enquête, la classe et le luxe des protagonistes, etc.) Ceux qui ont déjà mis le pied dans un complexe tout-inclus reconnaîtront les diverses activités et kiosques sur la plage, de même que le cocktail d’arrivée et l’énergie du personnel de l’hôtel. Soit dit en passant, le film présente aussi quelques numéros musicaux, où les paroles des chansons, comme « running to the left / to the right » en nous montrant le même plan d’un côté et de l’autre, réussiront encore une fois à nous convaincre (ou pas).

Barb and Star ne se prend jamais au sérieux. C’est, à mon avis, un cas de « ça passe ou ça casse ». En ce qui me concerne, j’ai passé un excellent moment lors du visionnement. L’humour est à point, les couleurs sont éclatantes, les aventures sont sympathiques et le duo est efficace. On pourrait se demander toutefois si le film rit de ses dames ou de l’âge qu’elles ont, et j’aime bien croire que le tout aurait été aussi réussi si on s’était concentré sur d’autres membres de leur cercle de discussion hebdomadaire, dont les vies semblent particulièrement « beiges ». Car on ne s’attaque pas vraiment à deux femmes dans la cinquantaine, mais plutôt à deux amies qui imaginent comment les femmes qui se nomment Trish vivent leur vie, qui entretiennent une passion pour les pantalons à jambes larges, et qui s’arrêtent à chaque kiosque d’objets confectionnés avec des coquillages sur la plage. Au final, le film est une excellente option pour se divertir, quand on adhère à sa forme.

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